Voici : Lynda Lemay, Quel bec libre!
Mars 2005 / Montréal, Canada
Des chanteuses québécoises dont la voix porte jusqu’ici, elle est celle qui met
l’accent sur les textes. Sur ce nouvel album, l’autodérision est cinglante.
C’est pour qui ?
Quand on préfère avoir la sensation qu’une chanteuse nous ressemble plutôt que
d’avoir envie de lui ressembler, on aime les comptines familières de cette vraie
chansonnière de variétés.
Comment en parler en soirée ?
«Elle s’est distinguée par son humour, et ses portraits du quotidien, peints au
vitriol mais toujours avec tendresse, la font paraitre si proche que ses disques
se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires. Ce n’est pas un hasard.»
Le meilleur morceau ?
Je te trompe est d’une audace musicale qui sert parfaitement les paroles
décalées de Lynda. Une nouvelle direction qu’elle ferait bien d’emprunter plus
souvent à l’avenir.
Le pire ?
Mes chemins à l’envers.
Le thème du retour aux sources a beau être joliment mélancolique, il n’en est
pas moins éculé, élimé, usé jusqu’à la corde de trop nombreuses guitares.
Alors, on l’achète ?
Oui, pour vous sentir moins seule si vous traversez la crise de la quarantaine,
ou si votre couple bat de l’aile, et pour vous rendre compte que tout est
matière à rire quand on y met du sien. Un paradis quelque part est plus efficace
qu’un pot d’antirides et qu’un tube d’anticerne !
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